Les sauts d'humeur

Non pas la piqûre! Quel parent n'a pas été un jour confronté au refus de son enfant de faire une glycémie, une injection, de prendre une collation ou un repas. Bref un saut d'humeur qui peut entraîner des conséquences importantes sur le diabète... mais il ne faut pas oublier que le petit y a droit. Une piqûre est souvent perçue comme une agression physique même par un adulte. Et de plus ce même adulte ne s'imposerait pas volontairement un tel horaire, alors soyons indulgents envers eux!

La première chose que je peux conseiller est de rester cool! Trop insister peut avoir l'effet inverse du résultat escompté et se terminer en escalade...  Le mieux est de respecter ses sauts d'humeur tout en négociant ce qui peut être négocié tout en demeurant ferme. Car l'injection doit finalement être faite!

Repas et collations... Il faut que l'enfant prenne sa part de glucides.

Ce n'est parce qu'il a besoin d'une collation qu'il a toujours faim!  Malheureusement, l'enfant peut refuser sa collation ou son repas et nous mettre dans l'embarras. On ne peut difficilement le laisser sans manger par crainte d'hypoglycémie sévère. Il faut alors trouver un compromis, quelque chose que l'enfant veut bien avaler! Il faut aussi être conciliant et se rappeler que nous aussi on a des variations d'appétit et que très souvent l'hyperglycémie réduit l'appétit.

Aujourd'hui avec l'insuline humalog les collations ne sont plus obligatoires. On peut faire un test à l'heure de la collation et si la glycémie est normale il y a peu de chance qu'une hypoglycémie survienne après. Si Samuel n'a pas d'appétit, je peux donc facilement sauter une collation.

Aussi, j'ai réussit à réduire les fois où j'ai du m'inquiéter sur le fait que le petit ne voulait pas manger aux repas depuis que j'ai changé pour l'insuline humalog qui peut facilement être administrée après le repas. Je peux ainsi voir la quantité qui a été mangé et changer la dose d'insuline à la baisse.

Il faut éviter de donner un dessert à tout prix lorsqu'il refuse son repas. Sinon c'est le cercle vicieux qui s'installe et même à 2 ans un enfant comprend vite le jeu. On peut facilement le priver de dessert sans qu'il manque de  glucides à son repas. L'idéal est de trouver des glucides "sans goût sucrés" afin de combler l'apport en glucides (ex. pain et lait) pour éviter qu'il en prenne l'habitude de refuser le repas pour obtenir une plus grosse part de dessert. 

Pour compléter un repas incomplet, mes choix de glucides "sans goût sucré" sont: le lait, le pain, les biscottes et les fromages (pour les protéines). Il faut à out prix éviter les desserts et les jus! Mon enfant à rarement envie de deux repas consécutifs de pain beurré et de lait!

 

Glycémies et injections... Respectez la liberté de l'enfant! 

Éviter d'interrompre ses activités brusquement. Avertissez-le à l'avance de ce qui l'attend: "Dans 10 minutes, on fera la glycémie!". Il aura plus le temps pour se faire à l'idée. Ou encore, laissez-lui le droit de vous avertir lorsqu'il sera prêt (toujours à l'intérieur de ce 10-15 minutes). 

Transformer le traitement en jeu

Piquez Caillou ou ses peluches s'il le faut, il ne sera pas le premier à être piqué ce jour-là.

Mettez une gommette sur le site d'injection après la piqûre pour enlever le mal ou dessinez un bonhomme au crayon. Ce n'est pas lui qu'on pique mais la coccinelle. Et cela a l'avantage de faciliter la rotation sur le site injecté.

Faites-vous une glycémie s'il le faut pour lui montrer que vous coopérez.

C'est temps-ci il faut piquer à travers le pyjama. Je sais pas pourquoi Samuel insiste, mais la piqûre de NPH sur la cuisse doit se faire à travers le tissu.

 
Faites-le participer. Laissez-lui choisir son doigt pour la glycémie ou le site d'injection.  Laissez-le tenir le glucomètre ou le piqueur. C'est à lui tout ces trucs-là et ça permettra de développer son autonomie davantage.
Atténuez la douleur lorsque possible. Pour des raisons que j'ignore certains jours les injections sur les bras sont très douloureuses et Samuel refuse alors de les faire. Cependant, le fait que l'enfant sait que vous êtes conscient de sa douleur, ça lui permet d'accepter l'injection plus facilement. L'erreur est de lui dire que ça ne fait pas mal! Il sait très bien ce que c'est que d'avoir mal. Dans ce cas, j'essai de diminuer la douleur en appliquant une compresse d'eau glacée sur le site avant l'injection. 
 

Pour les jours où la douleur est vraiment inconfortable, j'applique une crème anesthésiante (i.e. Emla) 1/2 heure avant l'injection. Ca permet de désamorcer un début de crise où l'enfant refuse ses injections à cause de la douleur. Après quelques injections avec la crème, on reprend les injections sans crème et souvent la douleur est disparut.

 

Créé le 20 juin 2001 par ta maman                                                

mis à jour le: 12/11/2001