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La mère d'un enfant diabétique est bien entre 4.0 et 10.0 mmol, elle aussi! Le balancement entre les périodes normales et celles d'hyperglycémies font partie du traitement du diabète. C'est selon moi la chose la plus difficile à accepter de cette maladie. Accepter qu'on contrôle du mieux qu'on peut l'alimentation, l'insuline et les périodes d'activité mais qu'il existe quand même des périodes où les glycémies sont complètement folles!! J'ai encore du mal à les accepter même si je sais que ça fait partie de la maladie. À chaque fois je cherche ce qui a accroché: repas mal équilibré, heure de la collation retardée, injection mal faite, etc. Et souvent je n'ai pas de réponse jusqu'à ce que tout rentre dans l'ordre par lui-même et que mes glycémies sont au beau fixe! À ce moment, j'apprécie! La glycémie normale: Pour un tout-petit comme Samuel, la glycémie normale se situe entre 4.0 et 10.0 mmol. Une glycémie trop basse (i.e < 4.0 mml) mène à l'hypoglycémie et doit être corrigée sur le champ par l'absorption de glucose. Un glycémie trop élevée (i.e. >14 mmol) entraîne l'hyperglycémie. Des hyperglycémies apparaissant sur une même période durant plus de 3 jours impliquent une augmentation de la dose d'insuline couvrant cette période. Une hyperglycémie prolongée peut menée éventuellement à la présence de sucre dans les urines (cétose) et éventuellement au coma diabétique (acidocétose).
Qu'est-ce que vous dites-là ??? Hé oui, avec Samuel on a rapidement remarqué que même la météo influençait ses glycémies... En fait, Samuel est un petit bonhomme très actif, alors son insuline est faiblement dosée pour soutenir une activité intense. Cette activité s'occupe d'elle même de réduire les glycémies. Cependant, lorsque la température pluvieuse s'installe pour plusieurs jours, il est fréquent que je doivent augmenter son insuline... Par conséquent, Samuel a fréquemment des hypoglycémies (i.e. entre 3 et 4 mmol) lorsque la température pluvieuse de plusieurs jours fait place à des plus jours ensoleillées... Ces jours-là, il redouble d'activité et son besoin en insuline diminue. Évidemment je ne dose pas mes insulines quotidiennement sur ce facteur, mais sur une prévision à long terme, j'en vois les conséquences.
J'explique souvent l'hypoglycémie à mes amis comme si c'était une panne d'essence... Samuel est la voiture et le sucre dans son sang est le carburant. Lorsque la voiture roule (fait une activité quelconque) elle brûle son carburant. Une hypoglycémie est une panne de carburant, il faut donc donner du sucre. Mais, comment expliquer l'action de l'insuline avec la métaphore de la voiture. J'en sais rien! Samuel a vécu jusqu'à maintenant, quelques hypoglycémies sévères. La première il courrait à la maison avec son cousin et son frère et tout à coup, il s'est alors couché sur le sol complètement étourdit. Il était alors à 2.8 mmol. Il était en sueur et a eu une fatigue soudaine. Évidemment, il courrait depuis un bon moment. Le seconde fois,(je ne me rappelle pas des circonstances), il est venu me voir pour me dire qu'il n'allait pas. Souvent dans ces moments-là, il veut que je le prenne dans mes bras. Il était en sueur et avait une glycémie de 2.6 mmol . Ces deux événements sont survenus alors qu'on était en visite chez ses grands-parents (300km de la maison). Évidemment lorsqu'on est en visite pour quelques jours Samuel a tendance à être plus excité, à moins manger et moins dormir. Et du coup il nous fait des hypos répétés. Avec le temps, j'anticipe maintenant ces visites et je réduit systématiquement l'insuline de la journée d'un demi unité par période et souvent je dois réduire la davantage si l'hypo se pointe le bout du nez.... Ça permet d'éviter bon nombre d'hypos (dont les hypos nocturnes que je redoute). À la première visite chez ses grands-parents Samuel a fait 5 hypos en trois jours... À la dernière visite à ce jour, il a eu seulement une hypo à 3.4 mmol juste avant le dîner, ce qui m'a permis de réduire l'insuline davantage.... Cependant, il ne faut pas oublier de reprendre les doses normales dès le départ. Sinon, Samuel rentre à Québec avec une glycémie à 20 mmol...
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