Qu'est-ce que le diabète ?

Les informations techniques et les illustrations de cette page proviennent du site DiabSurf. Des informations complémentaires sur les insulines et les schémas d'insulinothérapie autres que ceux de Samuel peuvent être prises sur le site de DiabSurf.
Voir aussi le site CHBC- L'insuline

 

Rôle de l'insuline

L'insuline quand il n'y a pas de diabète

L'insuline quand il y a le diabète

Le schéma d'insulinothérapie de Samuel

Les hauts et les bas

L'hypoglycémie

L'hyperglycémie

L'hémoglobine glycosylée

Le diabète se rencontre à tous les âges de la vie, même chez les enfants, et sa fréquence augmente avec l'âge. Il atteint 3 à 4 % de la population. 

Le diabète se présente par l'impossibilité (ou la difficulté) d'utiliser le sucre présent dans le sang. Le sucre a des difficultés à entrer dans les cellules du corps à cause d'un manque en insuline ou d'une difficulté d'action de l'insuline. Ceci est gênant car le sucre est la principale source d'énergie de l'organisme, et parce que son élévation dans le sang entraîne une altération des artères «un peu comme le calcaire dans les canalisations d'eau».

Il existe deux sortes de diabète. Celui où le pancréas ne fabrique plus assez d'insuline (diabète insulino-dépendant ou de type 1) et celui où les cellules sont moins sensibles à l'insuline (diabète de type2). Nous discuterons ici du diabète qui atteint majoritairement les enfants et qui représente un cas de diabète sur dix. Il s'agit du diabète insulino-dépendant qui nécessite un traitement par des injections d'insuline. 

 

Rôle de l'insuline

Quand des personnes qui ne sont pas diabétiques avalent du sucre, ou des aliments qui sont transformés en sucre par la digestion (ex. le pain, les pommes de terre, les pâtes, le riz..) le pancréas, qui est un organe situé dans l'abdomen en arrière de l'estomac, fabrique immédiatement de l'insuline pour permettre l'utilisation de ce sucre et éviter qu'il ne reste trop longtemps dans le sang. En dehors des repas, et pendant la nuit, le pancréas continue de fabriquer de l'insuline, mais de façon beaucoup moins importante.

Pendant la digestion, le sucre est mis en réserve au niveau du foie et des muscles. Cette réserve est appelée glycogène. Il s'agit d'un assemblage de sucre. Cette mise en réserve est favorisée par l'élévation de l'insuline.

En dehors des repas, le sucre nécessaire au fonctionnement des cellules de l'organisme est fourni par le glycogène du foie dont la quantité diminue. Cette libération de sucre à partir du glycogène est favorisée par la baisse de l'insuline. Au repas suivant, la réserve en glycogène est reconstituée.


L'insuline permet donc la mise en réserve du sucre dans le foie et les muscles à la suite d'un repas. Mais elle a aussi un rôle au niveau de toutes les cellules du corps : sa présence est nécessaire pour que le sucre puisse entrer dans les cellules.

 

L'insuline lorsqu'il n'y a pas de diabète

Chez les personnes qui ne sont pas diabétiques, le pancréas fabrique de l'insuline pendant la digestion des repas, et il en fabrique également en dehors des repas et la nuit mais de façon moins importante.

Avec trois repas par jour, l'évolution de la libération de l'insuline par le pancréas est la suivante :

Au moment des repas, les pics d'insuline provoquent la mise en réserve, dans le foie et les muscles, du sucre apporté par les aliments. En dehors des repas et la nuit, la baisse de l'insuline permet la libération du sucre qui a été mis en réserve dans le foie à la suite des repas.

Environ la moitié de l'insuline est fabriquée en dehors des repas et l'autre moitié est fabriquée au moment des repas. Au moment des repas, la quantité d'insuline fabriquée par le pancréas est plus ou moins importante selon la quantité d'aliments qui se transforme en sucre. Si on mange entre les repas, il y a également fabrication d'un supplément d'insuline à ce moment.


Lorsqu'on a le diabète

Le pancréas ne fabrique plus l'insuline nécessaire pour faire passer le sucre dans les cellules et fabriquer la réserve de glucogène. On doit donc simuler la fonction du pancréas par des injections sous-cutanées d'insuline afin de reproduire l'action du pancréas.

Il existe plusieurs types d'insulines et plusieurs insulinothérapies possibles. Je discuterai ici que des insulines utilisées par Samuel ainsi que de son schéma d'insulinothérapie. Des informations complémentaires peuvent être prises sur le site de DiabSurf.

Les insulines rapides (Toronto) débutent leur action environ 15 minutes après l'injection sous la peau et agissent pendant 4 à 6 heures. La libération est rapide mais de courte durée (a été remplacé en octobre dans le traitement de Samuel par l'humalog)

Il faut souligner que leur durée d'action est «dose dépendante», c'est-à-dire que la durée d'action augmente avec la quantité injectée.

Les insulines ultra-rapide (Humalog) débutent leur action immédiatement après l'injection sous la peau et agissent pendant 2 à 4 heures. La libération est très rapide et reproduit plus fidèlement l'action du pancréas.

L'action ultra-rapide permet d'être injectée immédiatement avant le repas ou après si l'enfant a peu d'appétit. Leur durée d'action plus courte permet aussi l'ajout d'une injection supplémentaire en fin d'après-midi (ex. 16h00) pour couvrir une collation plus importante avant un souper retardé sans venir se superposé avec l'injection du repas (ex. 19h00).

Raisons qui ont motivés le changement de l'insuline rapide pour l'humalog

Règles d'utilisation de l'insuline humalog.

 

Les insulines retard (NPH) ont un début d'action plus tardif et un effet plus prolongé.

Ces insulines à durée intermédiaire ont une action plus importante au cours des six premières heures qu'au cours des six dernières heures.

 

Schéma d'insulinothérapie de Samuel (révisé en octobre 2001):

Le choix de schéma d'insulinothérapie est personnel au patient et est choisi selon la qualité du contrôle qu'il veut exercer sur son diabète et le nombre d'injections d'insuline qu'il peut faire dans une journée. Il existe plusieurs types de schéma d'insulinothérapie dont la composition varie selon la sorte d'insuline utilisée (1 ou plusieurs) et le nombre d'injections. 

Le schéma choisit pour Samuel est appelé «basal-bolus». Il se compose ainsi:

Une injection d'une insuline à durée intermédiaire (NPH) le matin pour assurer le besoin de base dans l'intervalle des repas;

Des injections d'insuline humalog le matin, le midi et au souper pour s'occuper des repas, de façon à reproduire au mieux ce qui se passe chez les personnes non diabétiques. (L'insuline humalog remplace depuis octobre l'insuline rapide, voir les raisons qui ont motivées ce changement) 

Une injection d'une insuline à durée intermédiaire (NPH) le soir pour assurer le besoin de base durant la nuit.

Les avantages:

un meilleur contrôle des glycémies en simulant l'action naturelle du pancréas, car une insuline ultra-rapide est injectée avant chaque repas et une insuline longue durée agit comme base pour la journée.

une flexibilité accrue car les doses nécessaires pour la matinée, l'après-midi, la soirée et la nuit sont indépendantes. Il est alors possible d'adapter les doses au court de la journée selon:

les activités physiques prévues; 

l'horaire variable des repas;

la quantité d'aliments absorbée à chaque repas;

l'état de la glycémie (afin de corriger des hyperglycémies avant que ça ne se répercute sur les glycémies du lendemain).

Les désavantages:

Il s'agit du schéma composé du nombre le plus élevé d'injections. 
Il faut que l'enfant accepte facilement les injections;

Il faut que le schéma puisse s'adapter à l'horaire de l'enfant 
(ex. injection du midi chez la gardienne).

Il faut que l'enfant ai bon appétit, car il a des collations régulières obligatoires entre les repas.

 

Créé le 20 juin 2001 par ta maman                                                

mis à jour le: 01/06/2003