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Le diabète se rencontre à tous les âges de la vie, même chez les enfants, et sa
fréquence augmente avec l'âge. Il atteint 3 à 4 % de la population. Il existe deux sortes de diabète. Celui où le pancréas ne fabrique plus assez d'insuline (diabète insulino-dépendant ou de type 1) et celui où les cellules sont moins sensibles à l'insuline (diabète de type2). Nous discuterons ici du diabète qui atteint majoritairement les enfants et qui représente un cas de diabète sur dix. Il s'agit du diabète insulino-dépendant qui nécessite un traitement par des injections d'insuline.
En dehors des repas, le sucre nécessaire au fonctionnement des cellules de
l'organisme est fourni par le glycogène du foie dont la quantité diminue. Cette
libération de sucre à partir du glycogène est favorisée par la baisse de l'insuline.
Au repas suivant, la réserve en glycogène est reconstituée.
L'insuline
lorsqu'il n'y a pas de diabète
Au moment des repas, les pics d'insuline provoquent la mise en réserve, dans le foie
et les muscles, du sucre apporté par les aliments. En dehors des repas et la nuit, la
baisse de l'insuline permet la libération du sucre qui a été mis en réserve dans le
foie à la suite des repas. Le pancréas ne fabrique plus l'insuline nécessaire pour faire passer le sucre dans les cellules et fabriquer la réserve de glucogène. On doit donc simuler la fonction du pancréas par des injections sous-cutanées d'insuline afin de reproduire l'action du pancréas. Il existe plusieurs types d'insulines et plusieurs insulinothérapies possibles. Je discuterai ici que des insulines utilisées par Samuel ainsi que de son schéma d'insulinothérapie. Des informations complémentaires peuvent être prises sur le site de DiabSurf. Les insulines rapides (Toronto) débutent leur action environ 15 minutes après l'injection sous la peau et agissent pendant 4 à 6 heures. La libération est rapide mais de courte durée (a été remplacé en octobre dans le traitement de Samuel par l'humalog)
Il faut souligner que leur durée d'action est «dose dépendante»,
c'est-à-dire que la durée d'action augmente avec la quantité injectée.
L'action ultra-rapide permet d'être injectée immédiatement avant le repas ou après si l'enfant a peu d'appétit. Leur durée d'action plus courte permet aussi l'ajout d'une injection supplémentaire en fin d'après-midi (ex. 16h00) pour couvrir une collation plus importante avant un souper retardé sans venir se superposé avec l'injection du repas (ex. 19h00).
Les insulines retard
(NPH) ont un
début d'action plus tardif et un effet plus prolongé.
Schéma d'insulinothérapie de Samuel (révisé en octobre 2001): Le choix de schéma d'insulinothérapie est personnel au patient et est choisi selon la qualité du contrôle qu'il veut exercer sur son diabète et le nombre d'injections d'insuline qu'il peut faire dans une journée. Il existe plusieurs types de schéma d'insulinothérapie dont la composition varie selon la sorte d'insuline utilisée (1 ou plusieurs) et le nombre d'injections. Le schéma choisit pour Samuel est appelé «basal-bolus». Il se compose ainsi:
Les avantages:
Les désavantages:
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